La Financial Conduct Authority (FCA) du Royaume-Uni a engagé une action en justice contre HTX Exchange pour avoir fait la promotion de cryptomonnaies sans autorisation.
L'affaire, déposée le 21 octobre 2025, a été portée devant la Chancery Division de la High Court. La FCA affirme que HTX et d'autres opérateurs associés ont fait la promotion de leurs services sur les plateformes de médias sociaux malgré des avertissements répétés.
Les défendeurs nommés dans la procédure incluent HUOBI GLOBAL S.A., une société constituée au Panama, et d'autres personnes non identifiées décrites comme contrôlant ou opérant des parties de la plateforme HTX Exchange.
Les parties non identifiées auraient géré le site Web officiel de la société, les applications mobiles et les promotions sur les réseaux sociaux sur des plateformes comme X, Facebook, Instagram, Telegram, TikTok, YouTube, Discord, Medium et LinkedIn.
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Le 4 février 2026, la High Court a accordé à la FCA l'autorisation de signifier la procédure en dehors du Royaume-Uni et par d'autres moyens alternatifs. Cette ordonnance, émise par le Deputy Master Dovar, permet à la FCA de notifier officiellement les défendeurs même s'ils se trouvent à l'étranger ou ne peuvent être identifiés par leurs noms réels. Les documents clés liés à l'affaire ont depuis été publiés conformément aux directives du tribunal.
La FCA allègue que HTX et les autres opérateurs non identifiés ont fait la promotion de cryptomonnaies sans approbation réglementaire appropriée ; il s'agit d'une violation de la loi financière britannique. La procédure s'étend également à toute personne future qui pourrait vouloir prendre le contrôle de HTX ou de l'un de ses comptes promotionnels avant le 31 octobre 2028, garantissant une responsabilité suffisante quel que soit le propriétaire de la plateforme.
Cette action de la FCA démontre son engagement à sévir contre les opérations crypto non réglementées qui ciblent les investisseurs britanniques via les canaux en ligne et les réseaux sociaux. Avec cette nouvelle affaire inscrite au registre, elle pourrait créer un précédent sur la manière dont les autorités britanniques poursuivent les plateformes de cryptomonnaies étrangères qui commercialisent des services aux investisseurs nationaux sans autorisation formelle.
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