Le différend sur la gouvernance de Bittensor est entré dans une phase plus directe et plus personnelle, le co-fondateur Jacob Steeves rejetant désormais publiquement les accusations qui ont conduit à la sortie de Covenant AI du réseau.
Dans un article sur X, Steeves a nié avoir le pouvoir de suspendre les émissions de sous-réseaux, contredisant l’une des affirmations les plus graves formulées un jour plus tôt par le fondateur de Covenant AI, Sam Dare. Dare avait annoncé jeudi que Covenant quittait Bittensor, accusant Steeves de diriger ce qu’il appelle un « théâtre de décentralisation » tout en conservant un contrôle effectif sur la gouvernance du réseau.
Steeves rejette la revendication d’un contrôle privilégié
La déclaration originale de Dare énumérait quatre actions, selon lui, que Steeves avait prises contre Covenant AI. Celles-ci comprenaient la suspension des émissions sur les sous-réseaux de Covenant, la suppression des capacités de modération de l’équipe dans les canaux communautaires, la dépréciation unilatérale de l’infrastructure des sous-réseaux et l’application d’une pression économique par le biais de ventes importantes et visibles de jetons lors de conflits opérationnels.
Steeves a répondu point par point, mais sa réfutation la plus claire s’est concentrée sur les émissions. « Je n’ai pas la possibilité de suspendre les émissions », a-t-il écrit, arguant que tout changement lié à son activité était le résultat des mécanismes normaux du marché plutôt que du privilège du fondateur.
Cette distinction est importante car la critique de Dare ne concernait pas uniquement un désaccord entre les constructeurs. Il s’agissait de savoir si le modèle de décentralisation de Bittensor fonctionnait comme annoncé en cas de conflit.
Les ventes de jetons font désormais partie du débat
Steeves a reconnu avoir vendu certains de ses « avoirs alpha » sur les trois sous-réseaux de Covenant AI. Son explication était que les sous-réseaux ne fonctionnaient pas et fonctionnaient avec un code de gravure proche de 100 %. Selon lui, ces ventes ont affecté les émissions de la même manière que n’importe quel achat ou vente sur Bittensor.
Il a ajouté qu’il ne bénéficie d’aucun privilège spécial au-delà de ce dont disposent déjà les titulaires ordinaires de TAO.
Le différend ressemble désormais moins à une explosion d’un seul fondateur qu’à un test en direct de la crédibilité de la gouvernance de Bittensor. Covenant a présenté son départ comme une preuve que le pouvoir reste concentré. Steeves répond par le cas contraire, à savoir que le système s’est comporté exactement comme prévu, même si le résultat a été politiquement laid.








